Overblog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

La fin de la seconde guerre mondiale et les années suivant le conflit ont une saveur particulière.

Celle d’une délicieuse délivrance dont les joies, méfiantes et contenues, tardent à faire oublier le fatalisme engendré par ce sentiment de soumission sans fin, qu’est l’occupation.

C’est aussi le temps d’un nauséabond malaise, appelé épuration, où des résistants de la dernière heure vont confortablement s’installer à la table des vertueux, où la culpabilité des uns trouve son sens dans les intérêts des autres. Bref c’est l’heure des règlements de comptes où il faut des coupables pour laver la République.

Seulement l’itinéraire idéologique de certains collabos, si tenté qu’ils l’eurent été, n’a rien de rectiligne tout comme l’action ; la participation ; et la prise de décision collaboratrice n’a rien d’une évidence ultime menant droit dans l’arrière cour d’un peloton d’exécution.

Dans ce cas il est difficile d’attendre de la justice que la parenthèse Vichy, et ses nombreux avatars, soit soldée de façon tout aussi linéaire.

Publicité
Une propagande affichant clairement la ligne directrice du régime de Vichy " La mise en place d'une Révolution Nationale rayant du paysage politique la République"

Une propagande affichant clairement la ligne directrice du régime de Vichy " La mise en place d'une Révolution Nationale rayant du paysage politique la République"

Les mailles d’un filet parfois distendu et les improbables extraditions permettent à certains cancrelats de l’occupation de reprendre du service en France et à l’étranger.

Ainsi Papon passera, au prix d’un habile retournement de veste, sous les fourches caudines de l’épuration en se refaisant une virginité qu’il va à nouveau déflorer en ré appliquant ses bonnes vieilles méthodes durant le conflit Algérien.

Les événements du 17 octobre 1961 sont là pour en témoigner !

Ils sont la résultante des derniers spasmes d’un fascisme nostalgique d’une certaine idée de l’ordre et de la mise au pas d’individus n’entrant pas dans sa classification idéologique.

Le bon sens repris ses droits tardivement et partiellement puisque l’ancien haut fonctionnaire de Vichy est condamné à une peine d’emprisonnement écourtée au motif d’un âge avancé.

Mais que dire de Louis Darquier ( 1 ) poussant l’outrance dans ses derniers retranchements en étalant, lors d’une interview accordée à l’Express en 1978, l’indicible visage d’un négationnisme froid et droit dans ses bottes.

Louis Darquier, dit de Pellepoix, et Pierre Gérard traduits en correctionnelle à Paris ( le 27 Juillet 1939 ) à la suite d'un article paru dans la "France enchaînée"
Louis Darquier, dit de Pellepoix, et Pierre Gérard traduits en correctionnelle à Paris ( le 27 Juillet 1939 ) à la suite d'un article paru dans la "France enchaînée"

Louis Darquier, dit de Pellepoix, et Pierre Gérard traduits en correctionnelle à Paris ( le 27 Juillet 1939 ) à la suite d'un article paru dans la "France enchaînée"

Publicité

A la lecture du très bon ouvrage « Les collabos » aux éditions Pluriel, les regards croisés d’historiens permettent de prendre conscience de la complexité des réalités se cachant derrière le qualificatif de collaborateur.

La collaboration n’est pas un acte unique démarquant les bons et les salauds, les fidèles et les traîtres, les généreux et les profiteurs…

La collaboration n’est pas un acte unique car elle est plurielle, touchant un large spectre de comportements et de typologies d’individus dont les motivations ne sont pas forcément raccordées à l’idéologie de l’occupant.

Le livre dénonce l’imagerie populaire s’apparentant davantage à de grotesques poncifs éludant une vision éclairée permettant de saisir ce que fut vraiment la collaboration « Une attitude aux motivations multiples ; diverses parfois contradictoires et opposées »

Les différentes strates de la société Française, et de ses représentants, baignent plus ou moins profondément dans un parfum de collaboration.

Vichy et ses choix politiques dans ses relations avec l’occupant ; la SNCF et la shoah ; le déchirement de l’Alsace Lorraine et la tragédie des « malgré nous »; l’opportunisme et les rancœurs du quotidien avec les parvenus du marché noir et les petits délateurs ; la collaboration horizontale et les mœurs légères ou les vrais amours de Françaises avec l’occupant ; la collaboration économique forcée et le STO ; le fonctionnaire simple exécutant plus ou moins zélé et une administration otage d’un occupant manipulateur…autant de portraits croisés d’une complicité subie ; contraint ; voulue ou souhaitée.

L'humiliation des femmes tondues pour "collaboration horizontale" ou les dérives d'une épuration sauvage face appréciant de façon parfois simpliste le mot "collaborer" ( source : crdp.ac de Caen )

L'humiliation des femmes tondues pour "collaboration horizontale" ou les dérives d'une épuration sauvage face appréciant de façon parfois simpliste le mot "collaborer" ( source : crdp.ac de Caen )

Cependant la description proposée ne doit pas se limiter à la vision d’un manichéisme simpliste, revenant à compter uniquement les bons et les méchants, où celle d’une approche unilatérale ayant pour seule ligne d’horizon la rengaine du « tous collabos »

Au milieu de la diversité de cette mosaïque d’acteurs, intellectuels et écrivains n’échappent pas à l’ambivalence d’une période trouble où les choix et les certitudes peuvent rapidement vous faire basculer du mauvais côté. Parmi toutes formes de collaborations et de résistances celle délivrée par les mots et les écrits est, à mon sens, tout aussi prépondérante.

Le magazine Littéraire dans son numéro titré « Les écrivains et l’occupation » revient sur ces femmes et ces hommes dont la plume et les idées ont contribué à aiguiller ou à dévoyer les consciences.

En égrenant du regard les principaux protagonistes de cette collaboration ou de résistance de plume « Brasillach ; Drieu La Rochelle ; Céline ; Cocteau ; Sartre ; Aragon ; Malraux ; Collette ; Lévi-Strauss.. » j’entrevois, en me limitant à mon cher hexagone, le bouillonnement intellectuel de l’entre deux guerres culturel Français.

A l’heure où l’indispensable choix doit s’opérer ; où seuls les consciences et les petits intérêts dictent le chemin à suivre, la moralité est souvent laissée sur le bord de la route.

S’engager ou pas ; suivre ou s’abstenir ; combattre ou se vautrer dans le fatalisme…les choix auxquels sont confrontés ses faiseurs d’idées et d’opinions relèvent parfois d’un drame kafkaïen.

La politique culturelle du III Reich est t’elle moralement soutenable ?

Hitler à l'exposition "L'art dégénéré" à Munich- 1937 et Affiche de cette exposition
Hitler à l'exposition "L'art dégénéré" à Munich- 1937 et Affiche de cette exposition

Hitler à l'exposition "L'art dégénéré" à Munich- 1937 et Affiche de cette exposition

Publicité

En répondant par l’affirmative on consume ses plus nobles idées en s’emprisonnant dans un suivisme idéologique malsain.

En répondant par la négative on rentre en dissidence, on se marginalise, on passe pour un traître à la patrie condamner à rejoindre, tel un clandestin, le maquis littéraire.

Entre un sud rebelle et un Nord assujetti, la France de la plume et des idées à elle aussi sa ligne de démarcation.

Mais les marqueurs idéologiques de cette France ne peuvent se résumer à une simple frontière. Il existe dans ce monde de gratte papier ceux qui continuent à « faire le métier » comme si de rien était car, après tout, il faut bien continuer à vivre.

Ecrivains ; éditeurs ; philosophes ; journalistes ; poètes et mêmes musiciens dont l’exercice de leur art peut être considéré comme une forme d’engagement, vont constituer un corpus « atteint par un degré de contradictions rarement égalé ».

Cependant certaines prises de position se dessinent bien avant les années d’occupation. Elles témoignent d’un état d’esprit et d’une vision nationale, voire transnationale, atteignant sa pleine mesure sous le joug de l’occupant.

Malgré un fort scepticisme à l’encontre des thèses soutenues par Hitler, durant les années 30, les figures de proue de l’Action Française ( 2 ) et de l’hebdomadaire je suis Partout

( 3 ), Robert Brasillach ; Charles Maurras ; affichent, malgré leur Germanophobie initiale, un antisémitisme aussi virulent que purulent.

Charles Maurras et Robert Brasillach.Charles Maurras et Robert Brasillach.

Charles Maurras et Robert Brasillach.

Ces écrits xénophobes ont pour terreau les thèses du nationalisme Français de la fin du XIX siècle où la vision traditionaliste et le rejet des conspirateurs Juifs et Francs maçonniques constituent le ferment d’une idéologie protectrice censée défendre la vieille France. ( 4 )

De l’affaire Dreyfus à Stavisky en passant par les stigmates des conflits avec l’Allemagne le pays divisé cherche à soulager son mal être par la désignation de coupables. L’antiparlementarisme et la mise à l’index d’une classe politique, jugée corrompue et fortement enjuivée, feront le lit d’un régime revendiquant un ordre nouveau, celui de la voie du redressement national.

Exit la République, ce régime c’est l’état Français…ce régime c’est Vichy.

La voie de la collaboration choisie par le Maréchal Pétain va obliger « l’intelligentsia Française » à composer avec un axe Franco Allemand où la contrainte étouffe tout compromis.

Pendant les années sombres le monde littéraire Français va être passé au tamis de la censure du régime de Vichy se comportant comme un exécutant appliqué et zélé au service de l’occupant.

L’écrit doit suivre une ligne de conduite dont les positions reprennent habilement la propagande Nazie sur le territoire Français. Ces relais intellectuels se doivent d’être crédibles et authentiques car une attitude ouvertement soumise et dévoyée peut s’avérer contre productive. La reconnaissance et l’apparente neutralité de l’écrivain feront donc l’affaire, à ce titre Fabre Luce en est la parfaite illustration ( 5 ).

Mais la perversité de l’auto censure produit des effets nettement plus efficaces sur la liberté de ton que certains plumitifs seraient tentés de s’accorder.

La presse n’a pas attendu les bruits de bottes sur les Champs Elysées pour prendre la pleine mesure d’une mise sous silence forcée.

Dès la drôle de guerre le « commissariat Général à l’Information » dépendant directement de la Présidence du Conseil contrôle ; musèle et bâillonne tout écrit susceptible d’atteindre le moral des troupes. Les pacifistes revanchards et le spectre de la cinquième colonne, dont les oreilles seraient à Berlin, font partie de ces ennemies intérieur.

Comme toute fin de partie on rebat les cartes mais en Juin 1940 on change les règles du jeu car, à présent, l’Allemagne décide de ce que la France devra et pourra écrire.

A la censure et au contrôle du commissariat de l’information succède un impitoyable organe de surveillance chargé d’acculturer les populations civiles Françaises.

Etouffé par les interdits et les contraintes l’occupant ne donne pas d’autres choix à la France d’imaginer son avenir culturel quelque part de l’autre côté du Rhin et des Vosges.

Confortablement installé dans le XVIème arrondissement Parisien, au 19 de l’Avenue Kléber, le haut commandement militaire Allemand en France abrite le département de la Propaganda Abteilung Frankreich (6) chargé de mener ne ambitieuse entreprise de purge et de purification culturelle.

L’hôtel Majestic et ses officines de censure, dont l’office des papiers de presse et d’édition, sont chargés de distribuer le papier, lui aussi trop rare, à une presse et une édition jugée docile et fidèle aux canons de l’idéologie Nazie.

Ouvrage consacré à l'Hôtel Majectic

Ouvrage consacré à l'Hôtel Majectic

Cette organisation ne saurait être efficace sans la mise en place d’une administration décentralisée et opérationnelle.

Sur les ondes radios ; dans les moindres recoins des salles de cinéma et de spectacle ; dans le silence des bibliothèques ; à chaque détour de page et dans le moindre entre filet de presse La Propagandastaffel (7) constitue les yeux et les oreilles de la censure.

Le responsable du secteur littéraire de Propagandastaffel, Gerhard Heller, joue auprès de nombreux intellectuels tels que Drieu La Rochelle ; Brasillach ; André Bay (8) ; Marcel Arland (9) l’habile carte d’une sournoise séduction teintée d’une pseudo amitié Franco-Allemande aussi fausse qu’hypocrite.

En réalité la Francophilie flatteuse de l’occupant ne doit pas cacher une réalité nettement plus crue telle que l’application, en août 1940, de la liste Bernhard suivie de la liste Otto du prénom de l’ambassadeur du Reich à Paris, Otto Abetz.

Ces listes visent à éduquer les consciences en interdisant la diffusion d’œuvres littéraires « Anti Allemandes » et en dehors de la sphère idéologique du IIIème Reich et de ses alliés.

Tout ce qui ne peut être contrôlé idéologiquement est suspect. La censure adopte le principe de précaution en contraignant au silence les maisons d’éditions, telles Grasset et Delanoel, pourtant reconnues pour leur positionnement clairement collaborationniste.

La liste Otto élargissant de façon conséquente la précédente liste est introduite d’un préambule (10) aussi cynique qu’éclairant.

Des légions de noms connus sont bannis des librairies et des bibliothèques créant au sein de la France occupée un no man’s land culturel.

Comment est t’il possible d’imaginer des noms tels que Loti ; Aragon ; Dorgelès ; Nizan ; Gide ; Aron ; Simenon ; Kessel…soient rayés d’un trait de plume ?

Drieu la Rochelle et André Bay
Drieu la Rochelle et André Bay

Drieu la Rochelle et André Bay

Otto Abetz - Ambassadeur d'Allemagne à Paris -1941

Otto Abetz - Ambassadeur d'Allemagne à Paris -1941

Extraits de la liste Otto
Extraits de la liste Otto
Extraits de la liste Otto
Extraits de la liste Otto

Extraits de la liste Otto

Ce triste nettoyage est pourtant la réalité d’une aryanisation des entreprises culturelles poussant chacun à prendre ses responsabilités en créant un monde de l’écrit et des idées géographiquement marqués.

Le schéma simpliste casant la presse des collabos et des serviles au nord et celle des clandestins résistants au sud est loin d’être usurpé. En fait la vie culturelle dans la France occupée se calque sur l’organisation et les contingences administratives appliquées dès l’armistice.

Le copinage ; la horde de convaincus et les égarés dociles s’enfonceront dans le sillon d’une servitude tracée par un occupant agréable et courtois… si tout va bien.

Dans ce contexte les nouveaux serviteurs d’une presse aveugle, n’écoutant que la voie de son maître, vont prendre la direction de journaux populaires et influents tels le Matin et le Petit Parisien.

Un contingent de plumitifs, au rang desquels les Jacques Doriot (11) ; Robert Brasillach (12) ; Jean Luchaire (13) ; Robert Pierret (14) ; Eugène Deloncle (15)… se compromettent en devenant une sorte de vigie de l’abjecte.

Jacques Doriot - Eugène Deloncle - Jean Luchaire ( Dans le box des accusés lors de son procès en janvier 1946 à Paris )Jacques Doriot - Eugène Deloncle - Jean Luchaire ( Dans le box des accusés lors de son procès en janvier 1946 à Paris )
Jacques Doriot - Eugène Deloncle - Jean Luchaire ( Dans le box des accusés lors de son procès en janvier 1946 à Paris )

Jacques Doriot - Eugène Deloncle - Jean Luchaire ( Dans le box des accusés lors de son procès en janvier 1946 à Paris )

L’habileté de l’occupant à favoriser et entretenir une compromission collective est d’autant plus sournoise que celui ci s’avère être un très grand connaisseur de « la chose culturelle ».

C’est le cas de l’ambassadeur d’Allemagne à Paris, Otto Abetz, marié à une Française il a de nombreux amis Français dont il va profiter pour mener à bien son projet de rassemblement culturel sans jamais jeter aux orties certaines directives du Führer.

« L’ambassadeur de Hitler à Paris récolta à partir de 1940 les fruits d’une action de longue haleine auprès des intellectuels français susceptibles de servir la cause et les desseins du nazisme. Il mit d’incontestables qualités (habileté, entregent, intelligence, séduction) au service d’une manipulation systématique qui fit de lui l’un des hommes clefs de la collaboration franco-allemande. » (16).

Les compromis, tels Jean Luchaire et bien d’autres, auront bon jeu de défendre leurs engagements de l’époque en s’abritant derrière le paravent d’une coopération Franco Allemande basée sur l’amitié et la prospérité mutuelle indispensable à l’avenir du pays.

Comment faire le tri entre ceux qui se sont fourvoyés et ceux qui ce nettement engagés ?

Pour la première catégorie l’évaluation de la faute apparaît délicate, mais si les esprits éclairés des écrivains et des intellectuels n’ont pas la clairvoyance suffisante leur permettant d’être les garants d’une certains probité, qui peut l’avoir ?

Le directeur des « Nouveaux Temps » Jean Luchaire, en tant qu’ami proche d’Otto Abetz, constitue le relais idéal des autorités Allemandes.

En créant le groupement corporatif de la presse quotidienne Parisienne, puis la corporation nationale de la presse Française il assure, pour la solde de l’occupant, le contrôle de toute la presse dans la zone Nord.

Entre un fils résistant ( Julien Luchaire ) et une fille actrice ( Anne Luchaire ) compromis par une insouciante mondanité, la condamnant à dix ans d'indignité nationale, les enfants de l'écrivain incarnent l’ambivalence de la collaboration.

L'actrice Corinne Luchaire, décédée à l'âge de 28 ans ( 1921 - 1950 ) des suites d'une pneumonie, fascinante à plus d'un titre. Elle ne laisse pas indifférent l'écrivain, contemporain, Patrick Modiano.
L'actrice Corinne Luchaire, décédée à l'âge de 28 ans ( 1921 - 1950 ) des suites d'une pneumonie, fascinante à plus d'un titre. Elle ne laisse pas indifférent l'écrivain, contemporain, Patrick Modiano.
L'actrice Corinne Luchaire, décédée à l'âge de 28 ans ( 1921 - 1950 ) des suites d'une pneumonie, fascinante à plus d'un titre. Elle ne laisse pas indifférent l'écrivain, contemporain, Patrick Modiano.

L'actrice Corinne Luchaire, décédée à l'âge de 28 ans ( 1921 - 1950 ) des suites d'une pneumonie, fascinante à plus d'un titre. Elle ne laisse pas indifférent l'écrivain, contemporain, Patrick Modiano.

Puis des deux côtés de la ligne de démarcation, l'occupation fait son œuvre, même les collaborateurs timorés, de gauche comme de droite, s’affichent clairement.

Le bord politique ne constituant pas un obstacle à l’adoption d’idées extrêmes ont peut se demander où se situe les véritables convictions de chacun.

Ainsi de nombreux journaux, dont les titres souvent populistes et réactionnaires, fleurissent sous l’effet du fumier qu’elles déversent dans un sillon littéraire dont la haine est fertile.

Pour les quotidiens collaborationnistes dont l’orientation politique est plutôt à gauche ont peut citer…

Le journal « l’Effort » dont les dirigeant Charles Spinasse et Paul Rives, issus de la SFIO, deviennent clairement pro-Allemand à partir de 1942.

Tout comme la revue « le mot d’ordre » créé par Ludovic Oscar Frossard, ( Député socialiste et ex-fondateur du parti Communiste ) et René Gounin s’affichent aux côtés de Vichy.

Ainsi que le quotidien pro-nazi « La France au travail » créé sur la demande d’Otto Abetz par l’avocat Picard, puis il sera interdit en 1944.

On retrouve l’ombre du chancelier Allemand sur les pages du journal, pro-Allemand de gauche «les nouveaux temps » tiré à 56 000 exemplaires en 1941 et dirigé par son ami Jean Luchaire.

Même l’hebdomadaire « L’atelier » syndicaliste, dirigé par René Mesnard, s’enfonce dans la collaboration en zone Nord.

Quant aux journaux pro-Allemands et fascistes dès les années 30 ou dès le début des hostilités la collaboration leur offre une tribune de choix.

C’est le cas du quotidien « L’œuvre » dirigé par le socialiste Marcel Déat dont les convictions socialistes on effectuées un virage à 90° pour rejoindre celles du fascistes. Ce titre bénéficie d’une large audience en temps de restriction du papier puisqu’il est tiré à 130 000 exemplaires entre septembre 1940 et août 1944.

Tout comme " Je suis Partout " dont l'admiration pour le fascisme Italien conforte, durant les années 30, sont orientation antisémite. Sans surprise le journal Parisien collabore pendant la guerre en étalant sont attrait pour le fascisme jusqu'en août 1944.

La collaboration de plume
La collaboration de plume
La collaboration de plume
La collaboration de plume
La collaboration de plume
La collaboration de plume
La collaboration de plume
La collaboration de plume
Charles Spinasse et Paul Rives membres du SFIO au service du journal l'effortCharles Spinasse et Paul Rives membres du SFIO au service du journal l'effort

Charles Spinasse et Paul Rives membres du SFIO au service du journal l'effort

Ludovic oscar Frossard et René Gounin proche de Vichy ont contribué au journal "Mot d'ordre"Ludovic oscar Frossard et René Gounin proche de Vichy ont contribué au journal "Mot d'ordre"

Ludovic oscar Frossard et René Gounin proche de Vichy ont contribué au journal "Mot d'ordre"

Sources et pour plus d'infos

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :